A faire figurer au menu de votre CV
Des données personnelles
- Prénom, nom de famille, adresse, numéro de téléphone et e-mail.
- Âge (plutôt que la date de naissance ; épargnez le calcul aux recruteurs).
- Votre nationalité (si vous en avez plusieurs, mentionnez-les) ou votre permis de travail (quel type ?).
- Situation de famille (votre état civil uniquement ; évitez de raconter votre vie. Exemple : concubinage).
- Situation militaire (à mentionner si votre grade démontre une réelle valeur ajoutée de leadership et d’engagement).
- Centres d’intérêts (s’ils sortent de l’ordinaire, ou révèlent une personnalité active et qui prend des responsabilités). Exemple : ascension de sommets de plus de 6’000 m, lancement d’un club de karaté, etc.
Évitez par contre de citer toute confession religieuse ou appartenance politique.
Des données techniques
Formation
- Diplômes (si vous avez suivi une formation supérieure, ne citer que les derniers. Inutile de remonter à l’école primaire. Si vous êtes autodidacte, indiquez le niveau d’études jusqu’où vous êtes allé). Ne pas indiquer de notes, sauf si vous avez eu une mention.
- Publications, articles, brevets, etc. Ne pas hésiter à joindre une annexe à votre CV (curriculum vitæ) si cette énumération devait l’alourdir.
Compétences informatiques et linguistiques
- Connaissances d’outils bureautiques ou d’autres logiciels, maîtrise de langages de programmation et d’outils de développement : les lister si cela constitue un atout dans votre métier.
- Langues : indiquez votre niveau et justifiez-le à l’aide d’éventuels séjours linguistiques ou diplômes (consultez le tableau des standards européens des niveaux de langues).
- Séjours à l’étranger (pour des vacances supérieures à 3 mois ou des occupations professionnelles, mentionnez le lieu, éventuellement ce que vous avez réalisé sur place, etc.).
Expérience professionnelle
- Stages effectués : si vous êtes à la recherche de votre premier emploi, ils sont particulièrement importants. Mettez-les en avant : mission, responsabilités, résultats … Si vous en avez fait beaucoup, ne les énumérez pas, ce pourrait être fastidieux, mais regroupez-les par thèmes. Exemples : stages d’animation, stages de vente … Si vous avez rédigé un rapport de stage ou un mémoire, indiquez-le (sujet, nombre de pages).
- Postes occupés : pour chacun, précisez le nom de la société (en entier), son secteur d’activité et le nombre d’employés (pour les petites PME moins connues), son lieu d’implantation ou pays, le titre de votre fonction, vos responsabilités principales, les résultats significatifs que vous avez obtenus, les réalisations marquantes, etc. Exemple: chiffre d’affaires augmenté de 10 %, diminution de la valeur du stock de 7 %... Donnez des informations chiffrées dès que vous le pouvez.
Des données relationnelles
- Si vous avez travaillé en équipe, signalez-le (type d’activité, nombre de personnes, tâches, etc.).
- Mentionnez votre situation hiérarchique si cela démontre des capacités d’autonomie, d’initiative, etc. Exemple : Président de l’association d’étudiants de votre faculté; trésorier pour votre club d’équitation, etc.
- Si vous avez eu une expérience d’encadrement, faites-le savoir (nombre de personnes dirigées, leurs fonctions ou formation de base). Exemple : Encadrement de 20 jeunes de 9 à 15 ans dans un camp de vacances; cours de tennis à une classe de 6 élèves de niveau débutant, etc.
- Soulignez vos relations professionnelles si vous êtes très introduit dans un certain milieu. Votre réseau de connaissances pourrait fortement intéresser une entreprise voulant pénétrer ce même milieu. Exemple : Vous vendez du matériel médical dans les hôpitaux. Vous pourriez intéresser une entreprise qui vend des produits d’hygiène et aimerait pénétrer le secteur hospitalier.
Tendance
Mentionner les résultats
Une expérience professionnelle décrite précisément et succinctement en 2 ou 3 points gagne en impact si elle est synthétisée en termes de résultats, présentés autant que possible de manière quantifiable. En d’autres termes, comment mieux prouver votre efficacité que par des résultats concrets ? Données chiffrées, projet mené à terme, impact de votre travail sur l’entreprise : ces éléments sont essentiels dans la description de vos expériences professionnelles. Exemple : En tant que webmaster dans la société au sein de laquelle vous avez effectué votre travail de master, vous avez augmenté le référencement de 10% ; etc.
Vos réalisations peuvent également concerner des activités extra-professionnelles (associatives ou sportives) ou même votre cursus académique . Vous en êtes fier pour les raisons suivantes: vous avez apporté une réelle valeur ajoutée, il vous a été demandé un effort supplémentaire par rapport au cadre quotidien de votre mission et vous l’avez bien fait. Exemple : En tant que capitaine, vous avez qualifié votre équipe pour un tournoi de haut niveau ; grâce au rapport d’activité annuel rédigé par vos soins, vous avez gagné 3 nouveaux sponsors pour votre association; vous avez mené un travail de recherche académique dont les résultats ont été repris pour une enquête statistique de plus grande envergure ; etc.
Enfin, la démarche en elle-même vous permet de démontrer un esprit de synthèse qui, lui, est de l’ordre des compétences humaines.
Soft skills
Que valent vos connaissances techniques et académiques si vous n’êtes pas capable de les mettre à profit dans votre environnement de travail? Les soft skills, compétences relationnelles, représentent le complément nécessaire afin d’informer les recruteurs sur votre potentiel humain au sein de l’entreprise.
Longtemps introduites par quelques mots clés figurant en haut de votre CV (curriculum vitæ), vos compétences humaines gagnent en pertinence, au même titre que vos réalisations, si vous les présentez en guise de conclusion de vos activités professionnelles ou extra-professionnelles. Elles trouvent même une issue valorisante à des missions temporaires, des activités associatives ou des passions sportives que vous ne faites souvent pas figurer sur votre CV (curriculum vitæ). Or, les fonctions que vous avez occupées, les responsabilités que vous avez assumées, les tâches que vous avez réalisées, les défis que vous avez relevés et les contraintes que vous avez gérées représentent autant de situations où vous avez dû déployer des compétences humaines qui vous sont propres et en cela transférables à d’autres situations. Car c’est bien de cela dont il s’agit : de la transférabilité de vos compétences douces, une fois ces dernières prouvées.


